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Raspberry Pi, WiFi, ssh et ligne de commande

J’ai rebranché mon vieux Raspberry Pi pour les besoins de geekeries personnelles. J’ai vu qu’il existait une version Lite de Raspbian et j’ai choisi de l’utiliser car mon Raspberry Pi n’est pas de première jeunesse et ma carte SD ne fait que 4 Go. J’ai eu une petite surprise en démarrant le système : il n’y a pas de serveur X. Il faut donc tout faire en ligne de commande. Challenged accepted!

Démarrer le Raspberry Pi

Raspbian Lite est téléchargeable sur le site de la fondation Raspberry. La version actuelle est Jessie. Je me suis aidé de deux articles que j’avais écrit il y a déjà longtemps pour créer ma carte SD avec l’image du système. J’ai branché mon clavier, ma télé, l’alimentation et j’ai obtenu prompt.

Changer le layout du clavier

Parce que qu’un système qwerty quand on a un clavier azerty c’est pas sympa, surtout si on a besoin d’utiliser des symboles, j’ai commencé par passer en azerty. Internet vous propose plusieurs techniques, j’ai utilisée celle-ci :

sudo dpkg-reconfigure keyboard-configuration

La configuration est intuitive avec une interface type ncurse. Quand c’est terminé, il suffit de redémarrer avec la commande reboot.

Configuration du WiFi

Aucune difficulté à ce que Raspbian reconnaisse mon dongle WiFi. Je l’ai branché et il est directement apparu comme wlan0 quand j’ai appelé la commande ifconfig. La partie un peu moins fun est la configuration du réseau WiFi (SSID + passphrase). La fondation Raspberry propose un tutoriel pour cela. Je crois avoir eu besoin de redémarrer à nouveau pour que ça fonctionne (en plus de la procédure expliquée dans le lien).

Configuration IP manuelle

En général, le serveur DHCP de votre box assignera toujours la même IP à votre Raspberry Pi. Il est quand même plus prudent de lui affecter une adresse IP fixe pour le retrouver facilement. Idéalement, il faudrait aussi demander à votre box de ne plus attribuer cette adresse IP par DHCP…

J’ai tout d’abord regardé quelle était mon adresse actuelle, quel masque de sous-réseau était utilisé et quelle était l’adresse de la gateway :

$ ifconfig wlan0
wlan0     Link encap:Ethernet  HWaddr 74:da:38:5d:fc:6b  
          inet addr:192.168.1.17  Bcast:192.168.1.255  Mask:255.255.255.0
          inet6 addr: 2a01:cb05:8980:9400:944d:6692:7db0:9552/64 Scope:Global
          inet6 addr: fe80::9d35:79ba:e404:4253/64 Scope:Link
          UP BROADCAST RUNNING MULTICAST  MTU:1500  Metric:1
          RX packets:14436 errors:0 dropped:400 overruns:0 frame:0
          TX packets:4818 errors:0 dropped:1 overruns:0 carrier:0
          collisions:0 txqueuelen:1000 
          RX bytes:17129734 (16.3 MiB)  TX bytes:701974 (685.5 KiB)
$ ip route
default via 192.168.1.1 dev wlan0  metric 303 
192.168.1.0/24 dev wlan0  proto kernel  scope link  src 192.168.1.17  metric 303

J’ai ensuite modifié le fichier /etc/network/interfaces de manière adaptée :

cat /etc/network/interfaces
[...]

allow-hotplug wlan0
iface wlan0 inet static
    address 192.168.1.17
    netmask 255.255.255.0
    gateway 192.168.1.1
    wpa-conf /etc/wpa_supplicant/wpa_supplicant.conf

[...]

Activation de ssh

La dernière étape pour que mon système puisse être headless était d’activer le serveur SSH et ainsi pouvoir me connecter depuis mon ordinateur de bureau. La fondation Raspberry explique comment faire ceci dans ce tutoriel. Avec Raspbian Lite, il suffit de créer un fichier ayant pour nom ssh, à la racine de la carte SD. J’ai donc éteint mon Raspberry Pi et j’ai inséré ma carte mémoire dans mon Mac et j’ai utilisé le terminal :

$ cd /Volumes/boot/
$ touch ssh

Une fois le Raspberry Pi redémarré, vous pouvez regarder si le serveur SSH est démarré avec la commande suivante :

ps -eaf | grep ssh

Si vous un brin plus optimiste, vous pouvez essayé directement depuis votre PC :

$ ping 192.168.1.17
PING 192.168.1.17 (192.168.1.17): 56 data bytes
64 bytes from 192.168.1.17: icmp_seq=0 ttl=64 time=18.548 ms
64 bytes from 192.168.1.17: icmp_seq=1 ttl=64 time=6.127 ms
^C
--- 192.168.1.17 ping statistics ---
2 packets transmitted, 2 packets received, 0.0% packet loss
round-trip min/avg/max/stddev = 6.127/12.337/18.548/6.211 ms
imac-de-pierre:/ pierregradot$ ssh pi@192.168.1.17
The authenticity of host '192.168.1.17 (192.168.1.17)' can't be established.
ECDSA key fingerprint is SHA256:xv5CB0epvX+e8sKhgLFp2bP+1jzU8j7PzGAVAnZs8q4.
Are you sure you want to continue connecting (yes/no)? yes
Warning: Permanently added '192.168.1.17' (ECDSA) to the list of known hosts.
pi@192.168.1.17's password: 

The programs included with the Debian GNU/Linux system are free software;
the exact distribution terms for each program are described in the
individual files in /usr/share/doc/*/copyright.

Debian GNU/Linux comes with ABSOLUTELY NO WARRANTY, to the extent
permitted by applicable law.
Last login: Mon Apr  3 16:22:55 2017
pi@raspberrypi:~ $ echo "Hell yeah!"
Hell yeah!
pi@raspberrypi:~ $ 

Et voilà ! J’ai débranché le Raspberry Pi de la télé, j’ai rangé mon clavier, et c’était bon !

PS : en fait, si vous avez un câble Ethernet, vous pouvez vous passer d’un clavier et d’une télé. Voici comment faire : Headless Raspberry Pi Setup.

 

 


NOOBS avec mon Raspberry Pi

Ça y est : j’ai enfin démarré mon Raspberry Pi ! Je l’avais reçu à l’automne dernier mais le nouveau travail que j’avais commencé peu après m’avait énormément occupé. De plus, développant plus au travail que je ne le faisais avant, je me sentais moins l’envie de développer à la maison.

Dois-je présenter le Raspberry Pi ? Mmmm….. Je pense que ce n’est vraiment pas nécessaire mais pour les quelques exceptions, vous pouvez lire la page dédiée sur Wikipédia.

Profitant du beau temps qui me met de bonne humeur, je me suis décidé ! Comme conseillé sur le site de la fondation, je commence avec NOOBS après l’avoir téléchargé avec succès, SHA-1 à l’appui. Je suis quelqu’un de discipliné (et aussi parce que c’est quand même super pratique pour s’assurer du bon téléchargement du fichier) donc j’ai suivi les instructions proposées. J’ai donc formaté ma carte SD et c’était long car elle était pleine, j’ai copié les fichiers sur la carte, j’ai cherché mon Raspberry Pi un petit moment, je me suis fait une très belle alimentation avec mon chargeur de téléphone Android (qui fournit 5V / 0,7A comme réclamé par la carte). Puis est venu le moment du branchement : clavier, souris, HDMI vers ma télé, câble Ethernet vers la Freebox et enfin alimentation.

Magie ! Ça démarre ! L’écran d’accueil nous propose de choisir notre langue et la distribution qu’on souhaite installé. Je choisis français parce que mince ! c’est disponible ! et Raspbian parce que c’est recommandé. On attend à nouveau pour que ça installe la distribution sur la carte. L’installation se termine avec l’apparition d’une pop-up signalant le succès de l’opération puis c’est le tour un menu de configuration façon ncurse que je passe rapidement en sélectionnant Finish. On se retrouve alors dans une console. L’utilisateur est pi et son mot de passe est raspberry . ls montre un dossier prometteur nommé python_games 🙂

Je m’aperçois que mon clavier est en anglais (ça pose d’ailleurs des soucis pour taper le mot de passe…), j’aurais dû entrer dans Internationalisation menu. On peut accéder à nouveau au menu de configuration en tapant sudo raspi-config. Je prends alors le temps de configurer un peu mieux tout ça, modifiant keymap et locale et activant le serveur ssh. La carte redémarre et on peut lancer le mode graphique avec startx. Je vous laisse sur cette magnifique capture d’écran (cliquez pour agrandir), faite avec scrot et rapatriée via ssh avec scp.

Raspberry Pi with Raspbian