Sciences & Technologies

Utilisation de SHA-1 pour vérifier la conformité d’un fichier

Si je me suis intéressé à SHA-1 ce soir, c’est parce que j’ai voulu téléchargé NOOBS, la distribution pour débuter sur Raspberry PI et proposé par le site de la fondation. Comme souvent avec ce genre de gros fichiers, on nous fournit un checksum, qu’il soit MD5 ou SHA-1. Je savais que ça servait à vérifier la conformité du fichier téléchargé mais je ne m’y étais jamais intéressé.

SHA-1 est une fonction de hachage utilisée en cryptographie. Pour des détails sur son fonctionnement, vous pouvez lire l’article Wikipédia qui lui est consacrée. Le résultat de la fonction SHA-1 appliquée sur le message constitué par les bytes de l’archive téléchargée donne une signature unique au fichier. Si lors de son téléchargement, il y a eu une erreur, alors le résultat ne sera pas concordant avec celui donné sur le site de Raspberry Pi et je n’aurai plus qu’à télécharger à nouveau mon fichier. SHA-1 accepte un message d’une taille pouvant allé jusqu’à 2^64 bits. Ça laisse de la marge quant à la taille du fichier.

Le site d’Apple m’a donné une technique simple pour le calculer, avec la commande openssl. Voici ce que ça donne sur l’archive téléchargée avec Vuze :

$ openssl sha1 NOOBS_v1_2_1.zip
SHA1(NOOBS_v1_2_1.zip)= bdb61930b077dcefd22b36caaa9698bdf76b290d

Le résultat contient 40 caractères hexadécimaux, ce qui correspond bien aux 160 bits que rend la fonction. Je compare ce long numéro à celui fourni sur le site Raspberry Pi (par exemple, avec un petit copier-coller et la fonction de recherche dans la page de mon navigateur) et hop ! Correspondante parfaite ! Mon fichier va bien !

PS : notez qu’il est possible de remplacer sha1 par md5 dans la commande fournie au cas où on vous donnerait un checksum md5 et non SHA-1 😉

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Les plantes entendent-elles ?

Je ne poste pas souvent dans ma catégorie « Sciences & Technologies », mais il me fallait partager l’article totalement génial qui suit !

Des chercheurs italiens et australiens ont réalisés des expériences sur les modes de communication des plantes. Oui, les plantes communiquent, on le sait depuis déjà un moment. Elles ne le font certes pas comme les humains autour d’une tasse de thé, mais par des moyens subtils et variés. Certaines disposent de récepteurs pour capter les composés volatils aériens émis par d’autres plantes, certaines échanges par voie souterraine, d’autres sont capables de déterminer quelles sont les plantes qui les côtoient en analysant la lumière reçue (et dont réfléchie par les voisines avec des longueurs d’onde caractéristiques).

Plantes

L’équipe italo-australienne a exploré tous les modes de communication possibles entre deux plantes, le piment et le fenouil. Au travers de leurs expériences, ils ont vérifié les communications chimiques puissantes initiés par le fenouil, mais ils ont surtout constaté qu’il pourrait y avoir une communication qui ne passerait ni par la lumière ni par les signaux chimiques (aériens ou souterrains) et qui pourrait être… le son.

Les détails dans un passionnant article du blog Passeur de Sciences, sur LeMonde.fr : cliquez !

 

 

 


Le super condensateur !

Ce titre est vachement mieux prononcé avec une grosse voix rauque et dramatique…

Certains ne le savent pas : je suis actuellement en mission chez Saunier Duval. Je travaille à la validation de systèmes de contrôle de chaudières. Mais si ! Les boîtiers accrochés au mur où vous pouvez régler la température de votre eau et les programmes de votre chauffage ! En travaillant sur un tel boitier, j’en suis arrivé à me demander ce qu’il se passe quand on débranche l’alimentation électrique. A ce qu’il parait, il y a alors un super héros de l’électronique qui prend les choses en main: le supercondensateur !

+Super=Super condensateur

Ce héros se cache aussi sous les noms anglais de supercapacitor, supercondenser, electrochemical double layer capacitor, ultracapacitor, mais le nom le plus utilisé est electric double-layer capacitor (EDLC). Les EDLC sont des condensateurs électrochimiques avec une structure particulière et possèdent une capacité plusieurs milliers de fois supérieure à celle des condensateurs classiques.

Structure des supercondensateurs

Un supercondensateur est constitué de deux électrodes poreuses, en charbon ou en carbone. Elles sont imprégnées d’électrolyte, un liquide contenant des ions en solution qui se fixent sur à la surface des électrodes sous l’effet d’une différence de potentiel électrique pour stocker de l’énergie. Plus les ions se fixent en grand nombre, plus la capacité du condensateur augmente. Le stockage de l’énergie est surfacique dans un EDLC alors qu’elle est volumique dans un condensateur classique. C’est la raison pour laquelle on utilise des électrodes poreuses : la surface d’un gramme de carbone avoisine celle d’un terrain de football ! « Les spécialistes s’accordent à dire que pour être efficaces, les pores d’une électrode doivent mesurer quelques nanomètres. Tout simplement pour qu’un ion entouré de sa couche de solvatation (des molécules du solvant), dont la taille est d’environ 1 nanomètre, puisse y pénétrer. Habituellement, les pores d’une électrode en carbone mesurent entre 2 et 20 nanomètres ».

Wikipedia - Condensateur électrolytique double couche

Caractéristiques

Les supercondensateurs ont une grande densité de puissance comparés à celle à des batteries classiques. Ils peuvent donc emmagasiner très rapidement de l’énergie et la restituer tout aussi rapidement ! De plus, leur résistance interne est faible et on peut donc les charger sous un courant fort sans que la température augmente. La charge est rapide avec un rendement de l’ordre de 95%. De plus, il n’y a pas de risque de surcharge et il n’est donc pas nécessaire de contrôler la fin de charge, rendant le cycle de charge très simple. Enfin, leur durée de vie est excellente et ils supportent un nombre incroyable de cycles de charge / décharge.

En revanche, les supercondensateurs ont une densité d’énergie faible comparés à celle à des batteries classiques. Leur stock d’énergie est donc très limité et ils se retrouvent vite à plat… Un autre inconvénient est qu’ils ne sont pas capables de restituer une tension importante. Classiquement, la tension en mode générateur sera de l’ordre de 2 à 3V. Il faudra donc utiliser plusieurs gros supercondensateurs pour obtenir une tension relativement élevée pendant un temps pas trop bref.

Les supercondensateurs offrent un compromis car il sont donc à mi chemin entre les batteries et condensateurs classiques. Les premiers stockent beaucoup d’énergie mais les charges et les décharges sont lentes ; les secondes se chargent et se déchargent en un clin d’œil mais sont vides aussi vite…

Voltage, capacité, prix ?

Les capacités atteintes par les EDLC atteignent plusieurs milliers de Farad mais les voltages ne dépassent pas les 2.7V…. Rien à voir avec les condensateurs classiques qui ne dépassent pas les quelques millifarads mais supportent plusieurs centaines de volts.

Pour le prix, ben, ça dépend des caractéristiques, hein ! Exemples :

Applications possibles

On peut utiliser un super condensateur en ajoutant un peu d’électronique pour créer une pile 9V mais les applications des EDLC dépassent largement le cadre du bricolage.

Le LAAS (laboratoire d’analyse et d’architecture des systèmes) et l’Université de Drexel à Philadelphie ont travaillé en partenariat avec Airbus sur l’alimentation de capteurs autonomes dans les avions. Il est possible de capter l’énergie ambiante disponible sur un avion, telle que les vibrations mécaniques ou les variations de températures entre le sol et l’altitude atteinte en vol. Problèmes : ces énergies ne sont disponibles que de façon intermittente. Il faut de plus que la durée de vie des systèmes de capteurs soit identique à celle un avion. Les supercondensateurs répondent à ces critères puisqu’ils se chargent rapidement, captant l’énergie quand elle est disponible, et ont une durée de vie exceptionnelle !

S’ils se chargent très rapidement, ils se déchargent également très rapidement. Grâce à un temps de décharge extrêmement court, ils peuvent donc apporter presque instantanément de l’énergie supplémentaire pour faire face à un pic de consommation que l’alimentation principale ne serait pas capable de supporter.

Les EDLC sont utilisés bien au-delà de l’électronique :

Supercapacitor, vraiment, vraiment plus fort !


Raspberry PI released !

Les premières cartes Raspberry PI sont disponibles ! Pour être honnête et exact, elles ont été disponibles un très court instant le 29 Février puisque les 10 000 unités ont été écoulées en moins d’une heure. La fondation conceptrice de la carte avait passé un accord avec Farnell et Radiospare qui disposaient chacun de 5000 unités. L’afflux a été tel que les sites des revendeurs ont été complètement saturés et n’étaient plus accessibles ; le site de la fondation Raspberry PI est passé temporairement à une version statique pour ne pas subir le même sort. Le succès est donc total et on (j’) attend(s) le prochain lot de cartes pour en acheter une !

Beaucoup doivent se poser la question : Qu’est ce que Raspberry PI ?

Pour la faire courte, c’est un ordinateur low-cost et low-size : 35$ et de la taille d’une carte de crédit.

J’ai découvert le projet Raspberry PI il y a quelques semaines, j’ai bien aimé le concept, j’ai bien aimé le prix et je compte bien en obtenir une. Les concepteurs de la carte sont partis d’un constat simple : les jeunes de nos jours ne savent plus programmer et bidouiller. Ils ont donc décidé de créer une fondation, la Raspberry Pi Foundation, dont l’objectif est de proposer un ordinateur pour une somme dérisoire et donc accessible au plus grand nombre. Elle fournira aussi des ressources éducatives pour s’initier notamment à la programmation.

On retrouve le principe de plaquettes embarquant presque tout ce qu’il faut pour construire un petit PC pour une somme très raisonnable, avec des performances plus ou moins modestes. La Raspberry PI n’est de loin pas la première sur ce marché : on pourra citer la très célèbre BeagleBoard ou la moins connue mais encore plus puissante PandaBoard. La nouvelle venue est une carte beaucoup moins puissante mais aussi beaucoup moins chère et l’aspect prix m’a particulièrement intéressé. Pendant mon intercontrat (qui s’est achevé ce mardi avec le début de ma mission chez Saunier Duval), je me suis formé à Linux embarqué et je souhaite construire un système « réel », ce qui est quand même plus formateur et intéressant que de tester sa distribution dans l’émulateur Qemu. Je suis bien tenté par une PandaBoard, je l’avoue… mais elle coûte quand même 150€. Ca calme un peu quand on souhaite juste construire une distribution minimaliste de Linux… Une Raspberry PI coûte 5 fois moins cher et devrait tout aussi bien faire l’affaire.

Le schéma suivant résume la carte :

Raspberry PI : modèle B

J’ai une souris USB, j’ai une télévision avec un câble HDMI, une carte SD, une alimentation 9V, il ne me reste plus qu’à acheter un clavier USB……… et une Raspberry PI ^^

http://www.raspberrypi.org/

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