Fabrication maison de PCB pour l’alimentation des Nixies

Au début de l’année, je vous avais parlé de mon alimentation pour tubes Nixies et je vous avais promis de vous montrer la fabrication maison du PCB. J’ai recupéré les photos longtemps après, j’ai commencé à écrire cet article en juillet, et finalement je le finis en octobre… « Mieux vaut tard que jamais » ? ^^

La première étape est l’impression du typon sur une feuille de papier calque avec une encre qui ne doit pas laisser passer les ultra-violets. Il nous donne une image à l’envers du circuit.

La seconde étape est l’insolation. Par photo-impression, on va reporter les pistes du typon sur une plaque d’époxy recouverte d’une couche de cuivre, elle-même recouverte d’une couche de vernis protecteur photosensible. Ce vernis photosensible s’abime quand il est en exposé à des ultra-violets (c’est pour ça que par dessus toutes ces couches, il y a une couche d’adhésif opaque pour protéger le vernis). On met le typon contre la plaque de cuivre, on passe le tout à l’insoleuse.

IMG_9594

Les quelques minutes passées dans cette machine fragilisent le vernis là où il n’est pas protégé par les zones noires du calque. Il est maintenant l’heure du passage dans le bain de révélation.

IMG_9597

Le vernis fragilisé par les ultra-violets s’en va, tout simplement. Certains zones exposent désormais du cuivre tout nu. Aux autres endroits, le vernis recouvre toujours le cuivre. On peut voir la différence de couleurs entre le cuivre nu et le cuivre couvert de vernis.

IMG_9598

C’est maintenant parti pour la gravure ! On plonge la carte dans de l’acide que l’on chauffe au bain-marie. Cela va détruire le cuivre qui n’est plus protégé par le vernis. Il faut laisser suffisamment longtemps pour que le nettoyage soit complet et avoir des pistes bien nettes et surtout éviter qu’il ne reste du cuivre entre pistes, ce qui serait synonyme de court-circuit. Mais il ne faut pas laisser mariner trop longtemps car le vernis finirait par être attaqué lui aussi. La température de 70 °C est mesurée avec un multimètre (qui fait aussi thermomètre, c’est pratique !), il faut secouer de temps en temps pour faire « tomber » le cuivre.

IMG_9601

IMG_9602

IMG_9604

Les deux étapes suivantes n’ont pas été immortalisées sur les photos. La première est de détruire ce qu’il reste de la couche de vernis en frottant avec un chiffon imbibé d’acétone. Ainsi, on découvre les pistes de cuivre sur lesquelles on va pouvoir souder. La seconde est optionnelle,  c’est l’étamage à froid qui consiste à tremper dans un liquide qui va couvrir le cuivre d’étain. C’est ce qui fait que les pistes ont finalement une couleur grise (celle de l’étain) et non orangée (celle du cuivre).

Pour finir, on fait des trous avec une perceuse à colonne pour pouvoir faire passer les pattes des composants traversant :

IMG_9609

Le PCB est terminé :

IMG_0574

Si vous voulez vous essayer à la photogravure de PCB à la maison, il existe des kits sur le net avec les produits nécessaires (par exemple, ici chez E44).

Publicités

3 Réponses

  1. Pingback: Intégration continue avec git, Maven et TeamCity | Pierre Gradot

  2. Pingback: Imprimer un typon avec Eagle | Pierre Gradot

  3. Pingback: Horloge Nixie ! | Pierre Gradot

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s